Dyslexie


Pourquoi l’enfant dyslexique peut-il être en échec scolaire?

Bien qu’invisible au premier abord, la dyslexie pèse fortement sur la scolarité et l’intégration sociale d’un enfant.
Diagnostic précoce, soutien, rééducation permettent de ne pas laisser l’échec scolaire s’installer durablement.

La dyslexie est un trouble HANDICAPANT pour un enfant:

La dyslexie, l’un des troubles les plus connus parmi les troubles spécifiques des apprentissages (dyscalculie, dysorthographie, dysgraphie et dyspraxies) toucherait environ 600 000 élèves d’âge scolaire, l’équivalent de 1 à 2 élèves par classe.
Durable, la dyslexie constitue un trouble du langage écrit. A partir du CP, les enfants sont en difficulté car ils peinent à manipuler les sons qui composent les mots, à décoder un texte, ils peuvent par exemple inverser lettres ou syllabes. Ils paraissent lents et sont plus fatigables que les autres enfants en raison des efforts qu’il leur faut déployer pour compenser leurs difficultés.

Des enfants par ailleurs intelligents

Selon les scientifiques, la dyslexie serait due à un dysfonctionnement de certaines aires du cerveau entraînant un déficit cognitif spécifique (c’est à dire dans ce cas touchant uniquement le langage écrit). « Les enfants dyslexiques ont toutes les capacités intellectuelles requises » certifie Franck Ramus, chargé de recherche au CNRS. Mais leur trouble constitue souvent « un obstacle à leurs apprentissages scolaires ». Le  neurologue Marc Habib ajoute: « Ces enfants rencontrent des difficultés d’entrée dans la lecture. Or celle-ci est l’élément le plus important dans les premières années du primaire. Si l’on apprend pas à lire, le reste ne suivra pas. Une fois au collège, même si ces enfants s’en sortent à peu près pour écrire, le contenu de leurs écrits risquent d’être altéré. A cause de leur difficulté, ils sont considérés à tort comme moins intelligents et moins travailleurs qu’ils ne le sont. »

Des adaptations scolaires indispensables

Comment réduire l’écart entre leurs  résultats scolaires et leurs compétences réelles? En leur offrant « un apprentissage de la lecture qui correspond à leur niveau et non à un programme » répond la neuropédiatre Catherine Billard. Encore faut il que leur dyslexie soit détectée précocement et prise en charge correctement…Qui peut poser un diagnostic?
L’idéal est une équipe pluridisciplinaire qui coordonne plusieurs spécialistes (orthophoniste, neuropsychiatre, psychologue…) en fonction des symptômes de l’enfant.
Le handicap qu’engendre la dyslexie peut être compensé. Le mieux? des séances de rééducation avec un accompagnement de la scolarité de l’enfant (dont le psychologue scolaire et l’enseignant référent) et une adaptation possible de son environnement (ordinateur avec correcteur orthographique par exemple).

Article inspiré de Elise Jeanne.
Tirée de Vie de Famille